
La grande fête du football européen débute ce vendredi 8 juin pour prendre fin le 1er juillet, en Pologne et en Ukraine. Les 16 qualifiés sont répartis en 4 groupes, et disputeront 3 matches chacun en phase de poule, du 8 au 19 juin. Les deux premiers de chaque groupe iront en quarts de finales (21 au 24 juin). Les demi-finales auront lieu les 27 et 28 juin, et  la finale le 1er juillet. A l’occasion de ce grand événement, lexpress.mu vous propose une série d’articles qui vous aideront, nous l’espérons, à  mieux suivre l’Euro 2012.
La Pologne à la recherche de sa gloire d’antan (1)
Le Groupe A est constitué de la Pologne, la Grèce, la Russie et la République tchèque. Les rencontres en phase de poule se dérouleront aux Stade National de Varsovie (50 000 places) et au Wroclaw City Stadium (ouest de la Pologne, à 350 km de Varsovie), d’une capacité de 40 000 places.
Présentation de ce groupe A :
La Pologne. Capitale : Varsovie. Population : 38,2 millions d’habitants. Superficie : 312 680 km2.Elle affronte en match d’ouverture, ce vendredi, la Grèce à Varsovie. Puis, la République tchèque à Wroclaw le 12 juin et finalement la Russie, le 16 juin à Varsovie.
Qualifiée d’office en tant que pays organisateur (avec l’Ukraine), la Pologne n’avait jamais dépassé la phase de poule dans cette compétition européenne. En Coupe du Monde, elle s’est hissée à la 3e place en 1974. Premier de son groupe devant l’Italie et l’Argentine, elle échoue 0-1 en demi-finale face à la RFA (Allemagne de l’ouest à l’épo1que). Elle bat cependant le Brésil (1-0) pour prendre la 3e place. Puis, en 1982, elle sera de nouveau en demi-finale, et s’incline 2-0, cette fois face à l’Italie, mais s’impose contre la France (3-2) pour la 3e place. Elle sera tout simplement éliminée en 8e de finale en 1986.Elle est absente au Mondial sud-africain en 2010.
La Pologne a par ailleurs brillé aux Jeux Olympiques : médaille d’or en 1972, et argent en 1976 et 1992.
Parviendra-t-elle à aller plus loin, chez elle, cette fois ? Avec pas moins de 18 joueurs (sur 23) évoluant à l’étranger, notamment en Angleterre, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Belgique, en France, en Ecosse ou encore en Turquie, le groupe est rodé au haut niveau. Assez pour se distinguer dans cette compétition et retrouver son lustre d’antan ? C’est d’ailleurs le défi qui attend Franciszek Smuda, qui est à la tête de la sélection depuis octobre 2009, après avoir dirigé les clubs les plus prestigieux de la Pologne. 
La Grèce, rééditer l’exploit de 2004 ?
La Grèce. Capitale : Athènes. Population : 11,3 millions d’habitants. Superficie : 131 990 km2.Calendrier : la Pologne le 8 juin (Varsovie), la République tchèque le 12 juin (Wroclaw) et la Russie, le 16 juin (Varsovie).
Champions d’Europe en 2004, les Grecs avaient  battu le Portugal en match d’ouverture et en finale. Ils étaient alors dirigés par le rigoureux Otto Rehhagel qui fut remercié après la performance désastreuse en Coupe du monde en 2010.Le nouveau entraîneur, le Portugais Fernando Santos, a abandonné l’hermétisme défensif qui avait permis à la Grèce de conquérir l’Europe en 2004. Il a injecté du sang neuf, et a su également insuffler un esprit d’attaque à son équipe.  «  Je veux que les gens disent que l’équipe nationale de Santos est un groupe compact avec sa propre identité. Nous voulons dominer le jeu, dit-il, en précisant qu’il ne suivra pas la tactique de son prédécesseur.
Lors de la phase de qualification, la Grèce a terminé à la 1ere place, avec 24 points (7 victoires, 3 nuls et 0 défaite. 14 buts inscrits et 5 encaissés), devant la Croatie, Israël, la Lettonie, la Georgie et Malte.
Seulement 7 des ses 23 joueurs évoluent à l’étranger, notamment en Italie, Allemagne, France, Ecosse et Turquie.
(Sources : l’express, Reuters, UEFA, FIFA, soccerway.com & Svenska Grafikbyran).