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Edouard Maunick préside le Concours de St. Malo

Le concours international de contes de St. Malo est ouvert aux Mauriciens, aux Québécois, aussi bien qu?aux habitants de la ville bretonne, Il est organisé par le développement culturel de la mairie de St. Malo, sous l?égide du maire René Couanau, qui a pour adjointe Dodik Jégou. La fabuleuse céramiste, directrice de La maison internationale des poètes et des écrivains de la ville, présidente des rencontres poétiques internationales de Bretagne, et chargée de constituer un jury, a confié à Edouard le rôle de Président pour 2004. ?Sans vouloir minimiser d?autres concours, je dirai que celui-ci est très important. Il y aura trois lauréats. Le Mauricien et le Québécois iront à St. Malo, et le Malouin à Maurice. Je me rendrai à St. Malo en temps voulu. Je pourrai alors en dire plus?, précise le poète.

Ce concours est en association directe avec le jumelage de St. Malo avec Port-Louis. C?est dire combien le passionné du Ward IV continuera, à travers les envois venus d?ailleurs, à remplir la boîte aux lettres rouge qui trône à l?angle des rues Mère Barthélemy et St. Georges, (près de l?Eglise de L?Immaculée Conception).

Edouard J.Maunick revient du Mali. Pour des raisons de santé, il hésitait à partir pour la Martinique pour les 90 ans d?Aimé Césaire. Mais la fille de l?ex-président du Mali, Kadiatou Konaré, l?a convaincu de se rendre à Cotonou fêter Césaire en Afrique, par des Africains et avec des Africains, ?dont on sait que bon nombre d?entre eux sont des fils réels et non prétendus spirituels de Césaire?, dira Edouard Maunick.

Il a cédé au partage en allant en Afrique, car c?est une manière autre de saluer Césaire. Une manière autre de rendre hommage. Ainsi, l??il ouvert sur toute réunion culturelle de sa terre, l?île Maurice, Edouard J. Maunick déclare : ?J?ai été très sensible à l?hommage rendu au poète et écrivain Jean Fanchette à travers le concours littéraire organisé à Maurice, et qui porte son nom. De telles initiatives ne peuvent qu?enrichir notre patrimoine littéraire; et le fait d?y associer le talent et la renommée de J.M.G. Le Clézio, est une garantie de plus. Mais, il ne faudrait pas qu?à Maurice se créent autour de J.M.G. Le Clézio, des chapelles qui réduisent l?impact de sa présence parmi nous.?

Puis, revenant à Aimé Césaire, qui n?a cessé et ne cesse de rappeler la présence prépondérante de l?Afrique dans toute sa démarche de nègre, il raconte que la célébration a réuni autour de l??uvre du poète martiniquais un nombre important d?écrivains, d?universitaires, de critiques.

De s?être rendu au Mali pour fêter Césaire, ne serait-ce pas aussi une manière de vivre à bout portant ? Et c?est quoi vivre à bout portant ? Cela signifie ?ne jamais baisser les yeux, excepté pour les fermer, pour pleurer. Et c?est jamais de chagrin. C?est toujours d?émotion, explique le poète. Nous devons toujours nous demander qui donc nous a fait ce cadeau qui se nomme La Terre ? Cette terre de paradis, de nulle part, et qui est pourtant, chaque fois, pour chaque individu, sa propre terre.? Edouard J. Maunick, c?est le poète qui crie la ressemblance?

Et voilà Edouard J. qui sort d?une chemise couleur d?azalée, son Toi Laminaire?Italiques pour Aimé Césaire. L?ouvre. La larme lui roule dans l??il. La voix se voile d?émotion. Et c?est parti. Pour un récital qui pourrait s?intituler Cantate pour une seule :

??tant qu?il y aura l?oubli ses yeux ses masques ses mascarades à sans cesse contrefaire au prix de jours improbables de voluptés mises en pièces de déluges et d?insoleils nul ne partira trop loin tant nous savons l?exil sans quérulence??

Edouard J. Maunick sortira bientôt un autre recueil de poèmes, Brûler à Vivre/Brûler à Survivre, aux éditions Le Carbet, dirigées par la Réunionnaise Nadine Fidji et le comédien, homme de culture, fondateur du Théâtre Noir à Paris, l?Antillais Benjamin Luc-Rosette.