
Le ministre des Infrastructures publiques et de la National Development Unit (NDU) fustige le bureau de l’Audit pour les critiques émises sur les projets tombant sous son ministère. Il affirme que les difficultés rencontrées sur le terrain ne sont pas prises en compte.
Anil Bachoo, ministre des Infrastructures publiques et par conséquent responsable de la NDU, a tenu une conférence de presse, ce lundi 16 juillet, dans le but de répondre aux nombreuses critiques émises contre son ministère dans le dernier rapport de l’Audit. Il était entouré, à cette occasion, d’une dizaine de hauts fonctionnaires de son ministère.
Il faut dire que son ministère est celui, avec le ministère de l’Energie et des Services publiques, qui a fait l’objet du plus grand nombre de dénonciations en ce qui concerne le gaspillage des fonds publics. Pressé de questions,  Anil Bachoo a fini par avouer que l’exercice d’audit des comptes de l’Etat sert à améliorer l’administration des fonds publics.
Pour le ministre, les critiques contenues dans le rapport 2011 de l’Audit pourraient s’expliquer par le fait que « certains officiers du bureau de l’Audit ne portent pas attention aux contraintes » auxquelles font face les ingénieurs et les cadres de son ministère sur le terrain. Il a donné plusieurs exemples où le manque de collaboration du public et les contestations des habitants des régions concernées ont retardé les projets.
Le ministre a aussi parlé de délais excessifs causés par l’obligation d’obtenir des clearances provenant des autres organisations  gouvernementales. Interrogé sur le manque de communication entre les différents ministères, Anil Bachoo a soutenu que le gouvernement a déjà nommé un comité interministériel placé sous sa présidence afin de remédier à la situation.
A ce sujet, un cadre de son ministère a expliqué que des mesures ont déjà été mises en œuvre pour éviter, dans la mesure du possible, le retard causé par un  manque d’intérêt de la part d’autres services tombant sous d’autres ministères. Certaines organisations paraétatiques, tombant sous la tutelle du ministère des Services publics, comme la Central Water Authority, ont d’ailleurs été citées comme exemples.
Malgré son agacement évident face aux critiques plutôt acerbes du directeur de l’Audit, le ministre Anil Bachoo  n’a cependant pas remis en question le rôle de « chien de garde » de ce poste constitutionnel. Il même fini par avouer que les critiques de Raj Jugarnuth ont servi à mettre de l’ordre dans la gestion des obligations contractuelles des entrepreneurs.
Ainsi, affirme le ministre des Infrastructures publiques et de la NDU, les règlements concernant les « Performance Bonds » seront, dorénavant, appliqués avec plus de rigueur. Des instructions à ce sujet ont déjà été transmises à qui de droit, à en croire le ministre Anil Bachoo.
En effet, outre les retards récurrents qui sont  suivis généralement de réclamations additionnelles des entrepreneurs, le directeur de l’Audit a aussi  vivement dénoncé la gestion des dépôts de garantie de performance imposés aux entreprises qui décrochent des contrats d’infrastructures publiques. Raj Jugarnuth estime qu’il y un manque de fermeté dans l’application des sanctions prévues dans le contrat malgré des fautes répétées des entrepreneurs.
 
Commentaires
Critiques contre la NDU : Bachoo estime que lAudit ignore les
Then, close the Audit Department. The money spent on audit can then be more wisely utilised.
raisons
Le ministre veut dfendre l'indfendable: les faits sont l. Les causes, on s'en tape. Il y a eu gaspillage et c'est condamnable. Tout intelligent qu'il est, le ministre aurait d, en cours d'anne, dire qu'il dpensait plus que prvu pour telle ou telle raison. Cela fait partie de ses responsabilits. Je dis bien, responsabilit.Le reste c'est du bla-bla lectoraliste.