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Côte d''Ivoire: Qui a arrêté Laurent Gbagbo?

La capture de Laurent Gbagbo lundi après-midi, a mis fin&nbsp à un conflit qui aura duré&nbsp quatre mois. Mais cet événement pose quelques interrogations, notamment sur le déroulement de son arrestation. Notre confrère 20minutes.fr y revient ce mardi matin.

Le magazine français rappelle que dans un premier temps, l’information de l’arrestation de Laurent Gabgbo est donnée lundi vers 15 heures (heure de France) par Toussaint Alain, un conseiller du président sortant. Et il affirme que ce sont les forces spéciales françaises qui l’ont arrêté et remis aux troupes d’Alassane Ouattara.&nbsp «Le président Gbagbo a été arrêté par les forces spéciales françaises et remis à des chefs de la rébellion. Ces derniers&nbsp ont été convoyés sur place par les forces françaises qui ont pénétré dans la résidence (de Gbagbo)&nbsp avec des chars. Le président était dans son bureau», a-t-il ajouté.

Une affaire «entre Ivoiriens» ?
Des témoins avaient précédemment dit à Reuters avoir vu une colonne d''''une trentaine de blindés français se diriger vers la résidence de Gbagbo. Mais quelques minutes plus tard, le camp Ouattara comme les autorités françaises, ont martelé que ce sont bien les forces républicaines ivoiriennes qui ont arrêté Laurent Gbagbo. «A aucun moment les forces françaises n’ont pénétré dans le bâtiment, elles n’étaient là qu’en soutien de l’opération», a affirmé l’état-major français. C''est une opération «entre Ivoiriens», a insisté Gérard Longuet, le ministre de la Défense.

Mais cette version ne convainc pas tout le monde. Pour Guy Labertit, ancien délégué du PS à l''Afrique et bon connaisseur du dossier, il n''y a «aucune ambigüité» sur le fait que «ce sont bien des chars français qui sont rentrés dans la résidence». «Le général (Ndlr : de l’armée de Gbagbo) qui a remis son arme en signe de reddition l''a remise à un Français de la force Licorne», a-t-il&nbsp précisé sur BFM TV. Le PCF, lui, a de «doute» sur la version française.

Savoir qui a mis la main sur Gbagbo est évidemment essentiel. Pour le clan du président sortant, affirmer que ce dernier a été arrêté par la France vise à entacher la légitimité d’Ouattara, qui serait un «président installé par la France». Et si la France a arrêté Gbagbo, elle contreviendrait ainsi au mandat de l’ONU sous lequel agissaient les soldats de la force Licorne et qui visait à «protéger les civils » et à «prévenir l’usage d’armes lourdes». «Je ne sais pas si elle []la version française] est convaincante mais elle est exacte», a encore affirmé Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, ce mardi matin sur BFM TV.&nbsp

Reste que sans l’action des forces françaises, notamment avec les tirs sur le bunker de Gbagbo, les forces d’Alassane Ouattara n’auraient jamais pas pu arrêter ce dernier.

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