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Assange: "pas de chasse aux sorcières"

Les Etats-Unis ont répliqué lundi 20 août à Julian Assange qui les accuse de mener une "chasse aux sorcières" contre son site WikiLeaks, rappelant que l''''Australien au coeur d''un casse-tête juridique international était avant tout accusé de viol en Suède.

&nbspRéfugié depuis deux mois à l''ambassade d''Equateur à Londres, M. Assange s''en est pris dimanche aux Etats-Unis, demandant au président Barack Obama de "mettre fin à la chasse aux sorcières" contre lui et WikiLeaks. Il n''a en revanche pas fait allusion aux raisons pour lesquelles le Royaume-Uni veut l''extrader vers la Suède, alors qu''il doit répondre à la justice de ce pays sur des accusations de viol et d''agression sexuelle portées par deux femmes.

&nbspProfitant de l''immunité diplomatique du bâtiment de l''ambassade équatorienne, le fondateur de WikiLeaks -auteur d''un coup d''éclat mondial en 2010 en publiant des centaines de milliers de télégrammes diplomatiques américains- a défendu la "justice" et la liberté de la presse et bravé Washington qu''il a exhorté à faire "les bons choix".

&nbspRéagissant pour la première fois, le département d''Etat a jugé lundi que M. Assange "profèrait toutes sortes d''affirmations gratuites sur nous alors qu''en fait son cas avec le gouvernement du Royaume-Uni porte sur son éventuelle comparution devant la justice suédoise pour quelque chose qui n''a rien à voir avec WikiLeaks mais qui concerne des accusations de comportement sexuel déviant".

&nbspIl tente clairement de détourner l''attention de la véritable question qui est de savoir s''il va être traduit en justice en Suède", a insisté la porte-parole de la diplomatie américaine, Victoria Nuland, répétant que "cette affaire n''avait rien à voir" avec les Etats-Unis, mais "concernait le Royaume-Uni, la Suède et maintenant l''Equateur".

&nbspM. Assange redoute, une fois en Suède, d''être extradé vers les Etats-Unis. Là, il pourrait répondre d''accusations d''espionnage pour avoir diffusé les câbles diplomatiques, voire encourir la peine de mort, selon ses partisans.
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Porte de sortie diplomatique


&nbspM. Assange, 41 ans, est le protagoniste d''un feuilleton diplomatico-juridique. &nbspAprès lui avoir accordé l''"asile diplomatique" le 16 août, le gouvernement équatorien a dit lundi préférer pour l''instant négocier avec les Britanniques pour les inciter à laisser partir M. Assange vers Quito, plutôt que de contraindre Londres via la saisine de la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye.

&nbspMais il est hors de question de laisser l''Australien sortir libre de Grande-Bretagne, a rétorqué le Foreign Office, tout en assurant être déterminé à chercher une porte de sortie diplomatique à l''affaire.

&nbspBien que la justice britannique ait donné son feu vert à l''extradition réclamée par la Suède, le ministre des Affaires étrangères William Hague a publiquement exclu que la police entre dans la chancellerie équatorienne pour interpeller M. Assange. Le président équatorien de gauche Rafael Correa avait affirmé vendredi que le cyber-activiste pouvait y "rester indéfiniment", invoquant la notion d''"asile diplomatique" contenue dans une convention de décembre 1954 de l''Organisation des Etats américains (OEA).

&nbspUn "concept" que le département d''Etat a dit "ne pas reconnaître". Dans cet imbroglio de droit international, le cyber-activiste australien et l''Equateur ont reçu le soutien de l''Union des nations sud-américaines (Unasur), pendant qu''un millier de partisans du président équatorien étaient rassemblés à Quito pour exiger de Londres un sauf-conduit pour l''exil de M. Assange vers l''Equateur. Au même moment, une poignée de manifestants étaient installés devant le consulat britannique à New York "jusqu''à ce que Julian Assange puisse quitter l''ambassade" d''Equateur à Londres, selon l''un d''eux.


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