Archive

Anita Ramgutty-Wong : Une femme comblée qui a su transformer ses défis en opportunités

Récemment nommée doyenne de la faculté de Droit et de gestion à l’Université de Maurice, Anita Ramgutty-Wong&nbsp ambitionne déjà d’obtenir le titre de Professeur en Droit et en gestion. Cette femme juste la quarantaine n’a qu’une devise : changer ses défis en opportunités et avancer.


En ce moment a lieu, à&nbsp l’université&nbsp de Maurice une série de conférences sur le management. L’initiative en revient à la toute nouvelle doyenne de la faculté des Droit et de gestion Anita Ramgutty-Wong. Ce n’est pas&nbsp la volonté qui manque à cette élégante dame. Elle&nbsp affirme que son but a toujours été d’avoir de hautes qualifications. Elle doit&nbsp son succès à sa détermination, dit-elle, avec une bonne humeur dont elle ne s’est pas&nbsp départie durant tout notre entretien.


Sa carrière dans le professorat démarre, il y a 18 ans, elle n’a pas 30 ans. Après avoir complété ses études tertiaires en informatique à la Chambre de Commerce et d’Industrie et sa licence en gestion à l’Université de Maurice, Anita Ramgutty-Wong, devient chargée de cours en Marketing dans cette même institution.


«J’ai débuté dans l’enseignement du Marketing mais je me suis vite tournée vers autre chose. Je me suis inscrite à l’Université de Manchester pour une licence en gestion des ressources humaines. Et en 18 ans, je suis passée de chargée de cours à Senior Lecturer, professeur adjoint en gestion, responsable du département de la gestion à l’Université de Maurice et en 2011, je suis devenue doyenne de la faculté des droits et de la gestion », soutient Anita Ramgutty-Wong.


Aujourd’hui doyenne&nbsp de la faculté de Droit et de gestion, cette passionnée de connaissance, mise énormément sur la recherche mais aussi sur le développement des relations entre les universitaires et les partenaires du monde de l’entreprise.
D’où l’organisation d’une première conférence de deux semaines, réunissant les acteurs du secteur privé, public et universitaire autour d’une même table pour un échange. «Ma vision est de promouvoir la recherche à tout prix mais aussi de construire des ponts relationnels entre les différents partenaires de la gestion. Il faut qu’on&nbsp arrive&nbsp à parler le même langage afin d’évoluer », précise la doyenne.


C’est d’ailleurs le contact humain, le dynamisme et le fait d’être amenée à se surpasser qui plait à Anita Ramgutty-Wong. Elle avoue également qu’elle n’a jamais été de celles qui se cantonnent à un seul rêve ou à un unique défi. Son désir a été de s’investir dans plusieurs projets à la fois et d’essayer de trouver une satisfaction personnelle dans chacun d’eux.


Anita Ramgutty-Wong se souvient encore de 1989. Cette&nbsp année-là, elle avait été couronnée&nbsp Miss Mauritius. «C’était un défi personnel encore une fois. Je n’avais aucune ambition d’évoluer dans ce domaine mais je suis sortie de cette expérience très enrichie sur le plan humain», ajoute-t-elle.


C’est avec beaucoup d’humilité qu’elle s’est lancée dans ce concours, à l’époque. Elle garde un très bon&nbsp souvenir de son séjour aux Etats-Unis pour représenter Maurice au concours de Miss Universe.


«Je n’étais pas très glamour à l’époque, je n’avais pas beaucoup d’assurance mais je me suis épanouie et j’ai rencontré des gens formidables », affirme-t-elle.


Aujourd’hui mère de deux filles, âgées de 18 et 17 ans et d’un fils de 12 ans, Anita Ramgutty-Wong ne souhaite qu’une chose, l’épanouissement de ces derniers. «Je veux que mes enfants fassent ce qui leur plait dans la vie. Je ne m’attends pas à ce qu’ils soient boursiers mais je les encourage à entreprendre plusieurs activités et à s’épanouir », soutient-elle.


Gérer à la fois sa vie personnelle, familiale et professionnelle ne semble pas être de tout repos. Mais la mère de famille affirme que tout n’est qu’une question d’organisation. «Je suis heureuse de faire tout ce que je fais. S’il y a de l’amour et de la passion, les choses se font facilement, sans stress. Je me donne, tout simplement à fond dans tout ce que je fais et cela suffit. Il faut s’organiser et trouver du temps», lâche-t-elle, toujours avec le même sourire qu’elle arborait en nous accueillant.
Une façon de souligner le plaisir qu’elle prend à relever les défis qu’elle s’est lancés.

Commentaires

PRAKASH GUJADHUR | 06/19/11

I still remember u Anita at the uOM.I was a student of school of agriculture in 1989.nice and modest person and I was confident u will be someone in the future.
Prakash Gujadhur
Edmonton Alberta CANADA

ERIC BAHLOO | 06/20/11

Voil des exemples concrets dont la jeunesse mauricienne mrite et a besoin. Une russite mrite, rsultat d'un travail et d'une volont d'atteindre des objectifs dans la vie. Bravo Madame !

Bob | 06/20/11

ben comme quoi on peut tre (ex) Miss Mauritius et doyenne de la facult de Droit et de gestion. nos filles ne sont pas que belle :p

Lélio Wong | 06/20/11

Combien de ces talents rares restent encore cachs. Laissez vous dcouvrir mesdames mauriciennes !
Ce qui me fascine doublement c'est cette combinaison de race, un double surnom et l'harmonie familiale, deux rayons pour une nation typique mauricienne. Et le choix libre de profession des enfants. J'ai aussi 3 fils qui ont fait de leur hobby leur profession : la musique, le sport et l'informatique. Une aussi rare similutude de conviction d'exercer la dmocratie d'abord en famille. De peur de me flatter moi-mme, je crois qu'on est forg du mme fer. Proud of you. Good continuation !

alphonse | 06/20/11

Bravo a Mme Ramgutty qui est un symbole de perseverance et de reussite pour les autre femmes de ce pays. Toutefois, il me semble qu'il y avait aussi une autre dame a l"uoM qui etait une experte dans son domaine et avait meme obtenu des distinctions au niveau international, notamment de l'Oreal pour ses travaux de recherches mais qui n'a malheureusement pas eu la meme appreciation pour son travail remarquable .... (...)

Joyce L'Olive-Rouget | 06/20/11

J'ai t l'lve de Mme UOM et je me souviens de son acharnement faire passer le message et en qui j'ai vu un modle de persverance. Mes respects pour cette initiative. Bonne continuation.

Bibi 687 | 07/11/11

Je suis vraiment jalouse de Mme Ramgutty, car pour nous, femmes des pays pauvres, nous ne pouvons faire un dixime de ce quelle fait. Notre gouvernement nous enseigne quon a que la moiti de lintelligence dun homme. On nous passe des cagoules, car nos vtements nont que deux trous pour voire lextrieur, et nous ne pouvons montrer la beaut de nos visages, ni nous habiller avec autant dlgance que les autres femmes du monde. Les coles pour les filles sont dmolies par ces tudiants de notre religion. On nest qualifi que pour lesclavage domestique, impossible de rechercher ou de marchander quoi que ce soit pour notre panouissement, ni pour nos filles. Certaines de nos rues sont interdites ceux qui ne sont pas de notre religion, pire que lapartheid sud-africain. Comme nous avons ts enleves pour tre maries contre nos grs, nos mariages vols et illgalement bnites par nos religieux, nos enfants nous traitent comme des objets vols, et ainsi nous ne pouvons grer ni notre vie personnelle, ni celle de nos enfants. Pitis pour nous, mais bravo pour vous Mme Ramgutty, et nous prions que vous aurez toujours le courage de maintenir et de sauvegarder cette Facult de Droit pour que les Lois de votre pays restent toujours selon les normes de justice quon ne trouve que dans les pays de louest.